Dormir est une forme d'abandon auquel je me dois de résister. La fin du jour ressemble à chaque fois à une petite mort pas freudienne du tout. Juste un néant incontrôlable. C'est toujours étonnant d'ouvrir les yeux rendue de l'autre côté de la nuit. J'ai réussi. J'ai traversé le temps sans rien manigancer, sans faire d'efforts, sans machine. Mes paupières ont fait le gros de la job.